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Après un cursus à l’école des beaux-arts d’Angoulême, Catherine Lacuve a poursuivi ses recherches photographiques en noir et blanc essentiellement en macro d’éléments végétaux et minéraux et a exposé notamment dans le cadre des rencontres de Lorient, à la MAPRA de Lyon ainsi qu’au centre de la photographie de Douchy-les-mines et plus récemment lors du festival Manifesto à Toulouse.
Un travail photographique a été réalisé d’après « INTERVALLE » de Michel Butor qui a donné lieu à une exposition à l’école des beaux-arts d’Angoulême.
Un livre-objet « sédiments » à la galerie Rhinocéros à Stasbourg à donné lieu à des expositions itinérantes à Lille, Belfort et Saarbrucken.
Associant à la photographie différents moyens d’expressions, elle poursuit
actuellement son travail en utilisant des photographies qu’elle dégrade au moyen de l’eau, la surface photographique se décompose et cette action donne naissance à un autre imaginaire. Elle se
rapproche du travail de l’archéologue qui cherche les traces d’un passé et les rapproche avec le présent.
Elle travaille avec des agences de communications sur des visuels ayant pour thématique la nature et les végétaux.
Parallèlement, elle intervient auprès d’enfants pour élaborer des projets artistiques.
DEMARCHE
Les représentations que nous avons des êtres et des choses qui nous entourent sont étroitement liées à nos
processus de voir, de sentir, de toucher le monde. Nous sommes dépendants de ces processus et des images de la réalité qu’il nous est permis de saisir à travers les sons, le corps et les gestes.
Ce que nous percevons des autres est modelé par un langage et un code qui est aussi mobile que les images sont mouvantes.
Cet état d’être au monde est une fusion entre ces images et notre capacité à capter les différents langages. L’image du monde est une construction artificielle de l’esprit, une projection des mondes sur le premier.
La relation que nous avons établie avec notre environnement est tellement « naturelle » que nous oublions de regarder, en est-il de même avec les personnes ou projetons-nous notre « réalité » sur le monde.Les formes redéfinissent l’espace, elles se juxtaposent et s’interpénètrent.Nous ouvrons les yeux, nous les fermons et explorons…Elle entraîne le spectateur dans son univers sur le fil du visible, entre dit et non dit.